"this winter we'll sway awkwardly from side to side,
get all gussied up & decked out in our finest
to wallow in our wallflower nature or
boldly ask crushes to hold our hands &
dance fast then dance real real slow ....


it may be the last chance to slow dance before the apocalypse,
so you really don't wanna miss a thing. "
Je me suis rentré une broche dans le doigt à mon travail par accident... La broche était bien encrée, solide.. J'ai dû l'enlever avec des pinces. Quand j'ai eu le courage de tirer d'un coup sec, le sang à immédiatement giclé. Étrange fascination.

Je suis fasciné par mon propre sang. Je pourrais le regarder couler des heures....j'aime analyser sa couleur, son goût... Mon côté narcissique ressort là-dedans.

Mot du jour: Insalubrité morbide

M6

Je suis en train de muter..mais je trouve que ça n'avance pas assez vite.
Je ne suis encore que l'ombre de moi-même.. un moi qui fuit dès qu'on ouvre une porte. Un moi orné de silence. Aussitôt que je tombe face à face avec moi, je veux tomber à genoux et m'ouvrir de partout.
Je n'en peux plus de me réveiller sans cesse. Je ne peux pas croire que c'est vraiment ça être moi.
Comme Saint-Denys je voudrais bien en inventer des procédés alchimiques afin de créer une confusion dans cet autre moi. Suffirait que de quelques pas de travers... "Je marche à côté d'une joie, d'une joie qui n'est pas à moi.."
Je vis pour cette vision..

M6....logiquement ça pourrait être M2..M9...peu importe

Carnet de bord de quoi?

pardonner moi..pardonner l'autre

Septembre en Chaos

Je vous ai crié l'ambiance hier soir...

seule sur des tuiles..j'ai envie de le rester

over

Je range le souvenir de ton visage sous le verre de mon coeur
Je range ton nom dans la noirceur afin de le protéger contre l'oxydant des jours qui passent
Je t'oublie pour que ton souvenir parvienne à vivre pour toujours

tonight

Les instants figent sur cette pages bleue ecchymose
la raison titubante...ivre-morte

mes espoirs en flocons qui se mélangent, marre artique de cicatrices ouvertes, la chair striée de léthargie
je suis un script qui se lit bien lors de ses hivers

De quoi je cesserai d'écrire?

De quoi je cesserai d'écrire? Puisqu'un jour il faudra bien le faire. ..



Je pense trop alors qui est-ce que je suis?

...


Éteindre ces eccymoses, les endormir et prendre un autre rêve
Arracher la tristesse à son berceau
L'été..

Zorglub le corrompu

1-
S'étendre dans les sphères, nerfs de l'inaction
Devenir une épidémie, une contagion...
l'auteur de tes intimes sueurs.
Sois enclume, empale-toi, moi j'y meurs
Se souvenir de l'horizon, y nager
Jeter les palmes et déguster
te couronner Ondine , ma vibration
Nous condamner, devenir duplication.

-2-
Marcher à travers mes jours timides
des siècles dans les fils de nuit
J'avoue avoir été parfois utile
avoir fait tourner dans mes mains les globes victorieux.
Mais je l'ai peut-être fait par habitude...
et je le décris sans passion
tout ça ne reste que
brûlure dans les vagues de l'oubli.

-3-
Un torrent germe entre ma langue et mon palais,
Un vent de gestes, autrefois beaux, mousse crachée
Un épisode et les vertiges reprennent.
Le silence est le rêve dont je ne me sors jamais.
Mes débuts sentent venir mes fins.
Une mare de plaies de lit caressent ma peau.
Ma soif soulève mes côtes, la soif d'azur
Le souffle à nouveau congelé.
Chaque mot est un clou qui s'enfonce dans ma gorge.
Quand tout sera crié, il ne restera qu'à clouer....
Pour me faire croire que je ne manque de rien...

-4-
Le vent d'une porte qui claque
Les cernes dans la gorge, secondes moisies
Poussières de pas, givre de mes pieds
Je n'avance plus, j'écoute...
Les pleurs du lavabo, le désert dans ma vitre
Je me dose, je limite, je divise (les fuites)
sur la dalle crient... les années qui subsistent

-5-
Dans l'autre côté
Coupe le nerf qui demande trop de souffle
Endors ma vie
Crache dans l'aura de la nausée matinale
La suite froide des nuits où l'on ne dort pas
Les solstices dans les pans de la tente blanche
surface lisse et réelle
Des bras suintants perdus dans leurs propres courbes
La fiction cogne, et devient sein palpable

I want to be the fool on your suitcase

Je les entend rire tout près de moi... je rêverais de m'accrocher à ces parcelles qui s'envolent et vont mourrir trop vite.. leurs éclats de rire, ils les chercheront. J'voudrais ressentir les yeux qui coulent et la gorge et ensuite le coeur qui se reposent suite à un long sursaut. Un long sursaut sans gêne à deux lors d'une soirée de printemps. La joie, la sève et la fougue de seulement être deux et d'en rire.

I want to be the fool on your suitcase


et tout s'épuise comme un rêve..un jour , il ne nous reste que nous seul et surtout trop éveillé. Il ne nous reste qu'à marcher les yeux ouvert.

La question pour quoi l'on cesse tout naufrage..
des hasars qui me retiennent et des aubes de rasoir

l'Ichtyose qui me couvrait de ses pores terreux,
se flambe lorsque je vois ce drapeau, raison de mes combats hargneux.
Ne pas être au service de...mais à son propre sévice
de cette sève et de ses airs de perforatrice.
Les roseaux cuspides.
Mes saignements à giclées rapides.


Régime de rai-de-coeur
victime de mon affreux retournement (la peur)
Je ne connais pas entièrement la retractation
plaies politiques et ulcération.




I held the blade in trembling hands
Prepared to make it but just then the phone rang
I never had the nerve to make the final cut.
"Hello? Listen, I think I've got it. Okay, listen its a HaHa!"